À retenir
Un vendeur découvre parfois, quelques jours avant la signature, qu’une hypothèque légale grève sa propriété. La transaction s’arrête net. Dans la majorité des cas, elle vient de travaux effectués des mois plus tôt.
| Source | Qui peut l’inscrire |
|---|---|
| Construction ou rénovation | L’entrepreneur, l’ouvrier, le fournisseur de matériaux, l’architecte ou l’ingénieur qui a participé aux travaux et n’a pas été payé |
| Copropriété | Le syndicat, pour des charges communes impayées |
| Créances de l’État | Pour des sommes dues, notamment fiscales |
| Jugement | Un créancier qui a obtenu un jugement contre le propriétaire |
La première est de loin la plus courante, et la plus injuste en apparence. Vous pouvez avoir payé intégralement votre entrepreneur général : si celui-ci n’a pas payé son sous-traitant ou son fournisseur, ces derniers conservent leur recours contre l’immeuble, pas contre l’entrepreneur.
L’hypothèque légale est publiée au registre foncier. Le notaire de l’acheteur, qui vérifie les titres avant la signature, la voit immédiatement.
Aucun acheteur n’acceptera de devenir propriétaire d’un immeuble grevé d’une créance qui ne le concerne pas, et aucun prêteur ne financera l’achat dans ces conditions. La vente s’arrête donc jusqu’à ce que la situation soit réglée.
Comment sortir de l’impasse
La deuxième solution est la plus utilisée en pratique, parce qu’elle protège l’acheteur sans faire échouer la transaction.
La prévention est beaucoup plus simple que la résolution.
Si vous avez fait exécuter des travaux dans les mois précédant la mise en vente, exigez de votre entrepreneur des quittances signées de tous ses sous-traitants et fournisseurs avant de verser le dernier paiement. C’est la seule protection réellement efficace.
Faites également vérifier l’état de vos titres avant la mise en marché, en même temps que le certificat de localisation. Découvrir une inscription trois jours avant la signature transforme un problème administratif en crise.
Voyez aussi la checklist des documents à réunir et ce que couvre la facture du notaire.
L’hypothèque conventionnelle est celle que vous consentez volontairement à votre prêteur en échange d’un financement. L’hypothèque légale est imposée par la loi au profit de certains créanciers, sans votre accord et souvent sans que vous en soyez informé au moment de l’inscription.
Pas nécessairement. Si l’entrepreneur général n’a pas payé ses sous-traitants ou ses fournisseurs de matériaux, ceux-ci conservent un recours qui vise l’immeuble. C’est pourquoi il faut exiger les quittances de tous les intervenants avant de verser le paiement final.
Pas sans la régler. En pratique, la solution la plus courante consiste à retenir la somme litigieuse chez le notaire, en fidéicommis, jusqu’au règlement du différend. La vente peut alors se conclure, l’acheteur étant protégé par cette retenue.
Une recherche au registre foncier révèle toutes les inscriptions publiées contre l’immeuble. Faites-la faire avant la mise en marché plutôt que d’attendre la vérification des titres par le notaire de l’acheteur, quelques jours avant la signature.
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